samedi 31 octobre 2009

Histoire rapide du tunnel (à compléter)

Démarré en 1851, le tunnel fut créé afin d'avoir une voie de communication directe entre la place des jacobins et le cimetière de l'ouest pour les convois funéraires principalement. En effet, la vieille cité entourée de son enceinte gallo-romaine constituait un véritable obstacle pour tous les paysans qui arrivaient par le nord-ouest du Mans pour vendre leurs animaux et leurs produits au marché des Jacobins.
Plusieurs Manceaux réclamèrent à cor et à cri la mise en œuvre du projet. Des pétitions en faveur du tunnel circulèrent, toutes basées sur le même argumentaire : résorption de l'insalubrité publique, fluidification des communications.

L'aventure commença le 21 décembre 1849 par l'exposé présenté par Paul Surmont, maire du Mans, à son conseil municipal :
"J'ai à vous entretenir du projet de percement de la colline de la ville afin de continuer jusqu'à la place des jacobins la grande artère qui partant du carrefour de la Chasse-Royale se compose ensuite des rues des Jardins, de Saint Germain, du Pré et du pont Isoard.
L'utilité de ce percement est incontestable : il raviverait tous ces quartiers du Pré, de la Gourdaine, de Saint-Hilaire et de la Tannerie si délaissés et si pauvres. Il y ramènerait également la circulation et avec elle la salubrité, le commerce et l'aisance. Il donnerait également l'occasion
d'attaquer l'œuvre si populaire des quais en amont du pont Isoard sur les quais de la rive droite de la rivière afin d'utiliser les délais du percement."

Les travaux se sont terminés au milieu de l'année 1877 malgré beaucoup de problèmes survenus. Ils ont alors rythmé la vie des Manceaux pendant près de 25 années.

Toute la partie donnant sur les quais formait un quartier entièrement séparé du centre de la ville sans cette communication. Les travaux devaient également assurer la rive droite de la Sarthe, éviter le retour d'inondations et procurer du travail à la classe ouvrière durant l'hiver.

Le principe de réalisation du tunnel fut adopté le 13 décembre 1850. Quelques mois plus tard, début 1851, commença le percement d'un premier passage souterrain d'une largeur de 8 m et d'une hauteur de 6 m sur 193 m de long. Il fut rapidement livré à la circulation piétonne. Achevée fin août 1851, cette voie de communication provisoire connut un succès foudroyant. On releva, en 1852, une fréquentation mensuelle de près de 8000 personnes. L'état des finances communales ne permit pas la consolidation de l'ouvrage. Des fissures apparaissèrent sur plusieurs maisons riveraines. Leurs propriétaires réclamèrent des compensations tant pécuniaires que matérielles à la ville du Mans. La galerie fut finalement temporairement interdite au public en 1855, après un accident causé par la rupture de 2 poteaux qui provoqua un éboulement considérable.

Jules Chalot-Pasquer, nommé maire du Mans en 1854, n'était pas homme à renoncer pour autant. De nouveaux projets furent mis à l'étude : tunnel à 2 voies de 5,40 m de hauteur sous clef sur 172 m de long, un autre tunnel réduit à une voie unique et enfin une voie piétonne. La position financière de la ville contraignit le maire à retenir la dernière option. Le projet adopté par le conseil municipal fut soumis à une enquête publique du 1er au 15 février 1856.


Rouyer Sophie. 2000?. "Le percement du tunnel". La vie mancelle et sarthoise, n°397, 2000?, p. 24-35.

jeudi 29 octobre 2009

Carte postale #6

Carte postale #5

Carte postale #4

Carte postale #3

Carte postale #2

Carte postale #1

Le pourquoi du comment.

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Et une petite citation pour la route:

"Le design ce n'est rien, que des cadeaux de Noël."
Philippe Starck

Cordialement.